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Lettre à l'Éditeur
(French Version Only)
Le Droit
47, rue Clarence, pièce 222
C.P. 8860, succ. T
Ottawa, ON K1G 3J9
La restructuration des gouvernements - Y aura t-il moyen de s'en tirer ?
Les modèles de gouvernement qui sont discutés dans la région
d'Ottawa-Carleton ne manque pas. Ce dossier est entouré de confusion, d'apathie et de
crainte. Il faut se rendre compte que la crédibilité du leadership local a plusieurs fois été mise en
doute. Mais avant d'aller plus loin, je dois avouer que j'ai, moi
aussi, ma part de culpabilité dans cette situation. Jusqu'à
récemment, je croyais qu'il y avait des problèmes plus urgents à régler et que le bon sens prendrait la relève dans le dossier
"Restructuration".
On semble accepter, du moins dans le monde des affaires et au niveau des
médias, que la restructuration des gouvernements locaux économiserait d'énormes sommes d'argent et simplifierait la vie de
tous. Les indications démontrent qu'environ 5% des dépenses des gouvernements locaux pourraient être actuellement économisés (environ $50 millions) s'il y avait des économies d'échelle à la fin.
Alors, où est le problème ? Pourquoi si peu de progrès pendant les décennies que l'on parle de la question ? Il n'est pas nécessaire de mettre en doute la bonne foi des intervenants pour expliquer l'insuffisance de
progrès. Examinons les éléments de crainte. On craint que les épargnes attendues ne se réalisent pas.
Ici, l'implémentation est clé. Les exemples que plus gros coûte plus cher ne manquent pas pour justifier cette
peur. Il y a aussi les peurs qu'entourent un plus grand
gouvernement. Sera-t-il plus distant ? Comment les citoyens et citoyennes accéderaient-ils aux services et aux
décisions. Y aurait-il exigence que les services régionaux soient uniformisés partout ? Ces questions touchent aux économies d'échelles qui pourront être réalisées ainsi que qu'à l'habileté de maintenir une identité locale.
Ici, encore une fois, l'implémentation est la clé. Les problèmes se trouvent dans les détails et les détails nous mènent à la complexité dans cette discussion. Il n'y a donc pas à se demander pourquoi les gens sont portés à la confusion et à
l'apathie. Mon téléphone n'a pas rougi sur ces questions. Qui peut comprendre ? Inutile de demander pourquoi le Panneau des citoyens a eu une participation si peu nombreuse aux rencontres
publiques.
Peut-on contourner ce problème ? Je crois que oui. Faisons les choses plus
simplement. On peut simplifier en restructurant un service à la
fois. De cette façon, l'économie de restructuration pour un service en particulier pourrait être expliquée plus
facilement. L'implication d'approches différentes pourrait être mieux comprise et une décision pourrait être prise plus
facilement. Ensuite, nous pourrions passer au prochain service, etc.
Désavantages ?
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En premier lieu, l'approche ne demande pas que le nombre de politiciens soient réduit tout de suite. Il me semble déjà vous entendre
"Certainement, il ne va pas nous suggérer cela ce monsieur!". De fait, je crois que cela serait une conséquence naturelle suivant une série de décisions portant sur les différents services.
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Il se peut que cela prenne du temps.
Possiblement, mais pas nécessairement. Certains services pourraient être examinés
parallèlement, par exemple. En tous cas, cela ne devrait être pire que le manque de progrès dans les discussions
actuelles.
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L'exercice n'aura pas de fin logique ou
évidente. C'est peut-être un avantage, car cela implique un examen continu en ce qui concerne la façon de promouvoir des services plus
rentables.
Avantages ?
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On ne s'attend jamais à ce que les gens fassent un saut vers un avenir incertain en espérant que tout ira pour le
mieux.
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Les décisions de ne rien changer pourraient être réexaminées en tout temps. Rien n'est irrévocable puisque chaque décision touche seulement le service dont il est question.
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Il y aurait moins de perturbations pour vous les
contribuables, et pour les pourvoyeurs de service lorsqu'il s'agirait de changer le statu quo.
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Une approche étape par étape imite de près ce qui devrait arriver, de toute
façon, dans une implémentation pratique d'un nouveau modèle de
gouvernement.
Avec cette approche, un nouveau modèle de gouvernement est le résultat logique d'une série de décisions
réfléchies. Au début, personne n'est appelé à devenir apôtre d'un
"idéal" sans peut-être en connaître toutes les
conséquences. La plupart croient que le statu quo n'est plus une option. Je crois que cette approche évolutionniste pourrait débloquer le processus et de donner de meilleurs résultats au bout du
chemin.
Jacques Legendre
Conseiller
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