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COMMUNIQUÉ
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
1 octobre 2004
FORMATION D’UN PANEL POUR ACCROÎTRE
LA SÉCURITÉ
PAR LA PRÉVENTION DU CRIME
Ottawa – Le Panel pour la prévention du crime souhaite rendre nos
quartiers plus sécuritaires, et la meilleure façon d’y arriver est
par la prévention. En investissant dans les services aux familles,
aux enfants et aux jeunes, les taux de criminalité baissent tandis
que les avantages socio-économiques augmentent. Par exemple, les
programmes de formation sur l'art d'être parent et le soutien aux
familles à risque comptant un nouveau-né ont permis de réduire de 66
p. 100 les arrestations de jeunes ainsi que de 62 à 79 p. 100 les
cas de mauvais traitement et de négligence des enfants. Il est tout
simplement plus facile et plus économique d’empêcher que le crime se
produise plutôt que d'y faire face une fois qu'il a eu lieu.
M. Vince Bevan, chef du Service de police d'Ottawa, est convaincu de
l’efficacité d’une approche communautaire de prévention du crime. «
Des chefs de police des quatre coins du pays reconnaissent le besoin
de mettre sur pied des centres de responsabilité permanents de
prévention du crime. De plus en plus d’organismes communautaires
clés s’unissent pour trouver une solution au crime et s’en prendre
aux causes profondes. Nous devons poursuivre dans cette voie et
continuer à établir des liens dans le but de rendre nos quartiers
plus sécuritaires pour tous. »
Le Panel pour la prévention du crime est une coalition de dirigeants
communautaires qui a pour objectif de faire de nos quartiers des
endroits plus sécuritaires par la prévention du crime. Le Panel
recommande d’établir un centre de responsabilité municipal permanent
pour la prévention du crime afin de réduire la criminalité et
d’accroître la sécurité dans la collectivité. En réunissant des
organismes communautaires clés et en investissant dans une stratégie
intégrée de prévention du crime, un centre de ce genre permettrait
de concentrer les investissements dans les secteurs où les besoins
sont manifestes, d’offrir des services complets axés sur les effets
et fondés sur des constatations, d’établir des relations et de
favoriser les partenariats, d’entraîner et de soutenir une
mobilisation de la collectivité, d’obtenir l’appui du public et
d’assurer la collaboration et la coordination entre diverses
administrations, de surveiller et d’évaluer sur une base permanente
les plans, leur application et leurs effets et de mener des analyses
stratégiques de la criminalité à Ottawa et de ses causes.
M. Irvin Waller, Ph. D., professeur de criminologie à l’Université
d'Ottawa et expert de renommée mondiale en prévention du crime,
plaide en faveur de l’approche préventive : « En termes clairs, le
fait d’embaucher plus de policiers et de construire plus de prisons
va à l’encontre des données sur la rentabilité de la réduction de la
criminalité recueillies à l’échelle internationale. Une série
d’analyses exhaustives des dépenses et des résultats obtenus au
moyen d’investissements dans la prévention du crime a révélé qu’il
est très avantageux de s’attaquer plus efficacement aux causes de la
criminalité. »
Nous ne sommes pas les seuls à promouvoir une approche de réduction
du crime misant sur la collaboration et la prévention. Les Nations
Unies, l'Organisation mondiale de la Santé, le Centre international
de la prévention du crime et les Services de santé publique des
États-Unis soulignent que s'attaquer aux « racines de la criminalité
» — à ses causes profondes — réussit à faire baisser le crime et la
victimisation et procure aussi certains avantages d'ordre social et
financier. De plus, la Fédération canadienne des municipalités
exhorte les leaders municipaux du pays à créer et à soutenir une
infrastructure dirigée par leur municipalité afin d'intégrer les
initiatives locales de prévention de la criminalité.
Le maire d'Ottawa, Bob Chiarelli, appuie également l’initiative du
Panel. « La mise sur pied d’un centre permanent de prévention du
crime est conforme à l’un des principes d’Ottawa 20/20, celui d’une
ville bienveillante et englobante caractérisée en partie par la
sûreté et la sécurité personnelles. La stratégie intégrée de
prévention du crime correspond aussi aux orientations stratégiques
énoncées dans le Plan des services à la personne, à savoir de créer
des quartiers sûrs et sains et de mettre l'accent sur la prévention.
»
Selon le conseiller municipal Jacques Legendre, cette stratégie est
logique du point de vue financier. « Le coût du Service de police
d'Ottawa a augmenté de 26 p. 100 en quatre ans. La stratégie
intégrée de prévention du crime constitue le meilleur moyen de
freiner les coûts associés à ce service dans un avenir proche. Le
meilleur moment d’agir, c’était il y a cinq ans, le bon moment c’est
maintenant et le pire moment, ce sera dans cinq ans. »
Le rapport du Panel pour la prévention du crime sera déposé au
Comité de la santé, des loisirs et des services sociaux de la Ville
d’Ottawa le jeudi 7 octobre.
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Renseignements :
Conseiller Jacques Legendre au 580-2483
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